Skip to content

One day, one internship

June 1, 2011

Consulat général des Etats-Unis à Strasbourg. 15 avenue d’Alsace, tel est le point de chute. L’architecture bourgeoise, l’allure impressionnante des  grandes grilles de sécurité, les gardes sont là, à leur poste, cette enclave de l’Oncle Sam paraît abriter un monde presque intouchable, uniquement accessible à nos regards curieux. Cependant, par chance, ce rôle de simple spectateur est révolu et je suis permise à traverser “la forteresse dorée”. L’anxiété presque inévitable s’est graduellement dissipée au fil de la rencontre du personnel. L’assistante culturelle me donne d’emblée le ton :  “you don’t have to be crazy to work here but it helps”. D’accord, tout commence bien et je m’apercevrai au fur et mesure que la bienveillance du début est en fait de rigueur tout le temps.

Cette immersion itinérante dure depuis 3 semaines déjà, durant lesquelles j’ai pu m’adapter à un cadre de travail pour le moins inhabituel.  L’aspect “officiel” des grands bâtiments du Département d’Etat et les cadres de Barack Obama accrochés au mur sont devenus le décor quotidien. Tout le monde s’attèle à sa tâche respective et gère un domaine bien spécifique:  le management, les activités consulaires, les affaires culturelles …. Je m’aperçois d’ailleurs que chacun est maillon indispensable du système. Le fait que l’effectif ne soit pas celui d’une multinationale me donne la possibilité de mieux  être à l’écoute et de découvrir plus en profondeur les tâches qui rythment chaque jour ces agents au service du gouvernement. Je regarde, je reste attentive. De plus, leur affabilité est telle que chacun me décrit ouvertement et même volontairement  ce qu’il fait et ce qui rend cette coordination  efficace. Ah un détail: On se fait très vite à passer naturellement de l’anglais au français, ce qui m’a permit de ne pas être inquiète du tout quand j’ai du passer plusieurs appels téléphoniques. En parlant de ce que j’ai à faire, on me propose sans m’imposer. J’ai le choix de privilégier le domaine que je préfère. Jusqu’à maintenant j’ai eu le comportement d’un enfant qui découvre quelque chose de complètement nouveau et m’acquitte de tout ce que je peux aborder. J’ai pu ainsi m’inicier au rôle de standardiste, m’impliquer activement à la préparation de la fête d’indépendance du 4 juillet prévue ici même à Strasbourg, que ce soit dans la recherche de sponsors ou bien dans l’organisation des invitations des quelques 800 invités attendus. J’ai eu un aperçu des nombreux contacts que peut avoir un consulat en corrélation avec leur travail et la conséquence de leur action tant au niveau interne qu’au niveau de la ville. Les 2 premières semaines, je les ai notamment passées en compagnie d’une étudiante américaine, Cheryl avec qui j’ai pu participer à la rédaction d’un rapport sur l’une de nos visites au parc d’innovation à Illkirch, en présence du consul.

Mon quotidien temporaire au consulat est très plaisant. L’atmosphère est agréable, on est sans cesse au courant de l’actualité régionale et américaine, les personnes sont accessibles à tout moment, tout à fait sympathiques et ne manquent pas de nous (les stagiaires) solliciter, une attitude qui ne peut qu’assouvir et renforcer en même temps notre curiosité. Je ne peux pas me plaindre et ne veut pas le faire. Après l’appréhension du début, je me sens désormais bien ici. Il ne reste plus qu’un mois avant la fin du stage. Voilà une bonne raison pour en connaître au maximum au coeur de la diplomatie.

Marion Souquet

No comments yet

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s

%d bloggers like this: